Journal

Silence radio

Depuis quelques semaines, c’était silence radio par ici. Non pas que mes journées aient été particulièrement remplies par de nombreuses activités ou que mon envie d’écrire se soit réduite mais le constat est assez simple : je ne savais plus quelle facette de ma maladie raconter.

Pourquoi ce moment « page blanche » ? J’y ai pas mal réfléchi depuis et voici les conclusions que j’ai tirées de cette introspection sur mon algodystrophie et mon rapport à l’écriture.

Ce que disent les inconnus #1

Depuis ma chirurgie il y a un peu plus de quatre mois, je me déplace avec mes fidèles béquilles, que ce soit à l’intérieur de mon appartement ou à l’extérieur quand la distance n’est pas trop longue ; sinon c’est fauteuil roulant.

Et les béquilles, c’est un peu comme un chien ou un enfant, ça donne un prétexte aux inconnus pour t’adresser la parole. Et c’est pas toujours une bonne chose…

« Ça va mieux mais ça ne s’améliore pas »

« Ça va mieux mais ça ne s’améliore pas » est une phrase empruntée à une personne atteinte d’algodystrophie qui l’a partagée sur un groupe Facebook dédié à cette pathologie.

Je me permets de l’adopter car elle résume parfaitement ce que je ressens en ce moment à propos de mon algo et j’ai l’impression que c’est la réponse parfaite à la question que mes proches, si attentionnés, me posent souvent : comment vas-tu ?

En fauteuil Simone !

Vivre avec une algodystrophie, les premiers jours – chapitre 3

Avoir une algodystrophie à la cheville, c’est aussi pour moi, comme pour beaucoup, synonyme de difficultés plus ou moins importantes pour marcher. Et dès que la situation s’installe un peu, la conséquence devient assez rapidement : le fauteuil roulant… A à peine 30 ans, s’asseoir dans un fauteuil pour la première fois c’est s’asseoir sur un idéal de jeunesse, de bonne santé et ça remet presque tout en perspective.

La liste de mes envies #1

Ce bref billet a pour objectif d’égrèner toutes ces actions, qui paraissent si anodines – et qui l’étaient pour moi avant d’être algodystrophiée – mais qui avec cette maladie sont rendues difficiles voire impossibles.

Comme un avant-goût de cette liberté retrouvée lorsque le SDRC daignera quitter ma cheville droite, voici la to do list de tout ce que je ferai quand je pourrais marcher à nouveau.

Perdre le contrôle

Vivre avec une algodystrophie, les premiers jours – chapitre 2

Pour lire le début de mon histoire, c’est ici.

C’est profondément ce qui me touche le plus dans ma situation actuelle, surtout que le besoin de contrôle fait vraiment partie de moi. L’algodystrophie chamboule tout et c’est difficile de l’accepter. En prendre conscience est déjà un premier pas vers cette acceptation je pense, mais n’empêche que ce sentiment d’être abandonnée par moi-même ne me quitte pas.