C’est une très longue pause que vient de vivre ce blog puisque mon dernier article date d’il y a presque 20 (!!) mois. A posteriori, je dirais que j’avais besoin de recul sur toute cette épreuve, de m’évader, de penser à autre chose, de me penser en dehors de l’algodystrophie. Aussi l’introspection que je considère indispensable à l’écriture et à ce que j’ai envie de partager ici ne cadrait plus avec cette nécessité de distance que je ressentais. Je pense écrire un article complet à ce sujet, stay tuned.
Aujourd’hui (février 2020), ma situation a nettement évoluée et mon désir de transmettre mon expérience, de partager les petites et grandes victoires s’est rallumé. Optimiste de nature, c’est sur le positif que j’aime me concentrer et c’est pourquoi je souhaite témoigner de tous les progrès que j’ai eu la chance de connaitre ces derniers temps.
Au lieu d’une deuxième édition de la liste de mes envies, c’est finalement une liste de mes progrès que je vais raconter dans ce post. Ce n’est donc plus un nouveau répertoire de ces espoirs que j’avais, de ces choses que j’aurai aimé faire mais qui m’étaient rendues compliqués voire impossibles à cause de mon algodystrophie au pied mais un concentré de bonnes nouvelles !
Mes objectifs sont devenus réalités et j’en suis la première ravie. Détaillons ces « big step » qui ont jalonnées mes derniers mois !

Disclairmer ; toutes ces étapes ont eu lieu à l’été et à la rentrée 2018.
- Partir en vacances sans béquille
Cet été, mon principale envie était de pouvoir réellement profiter de mon lieu de villégiature, petite ile au large de la Vendée où tous les déplacements se font en vélo. Autant dire qu’en marchant encore avec une béquille, le challenge était important. Bien que j’arrivais à pédaler à peu près correctement pendant 15min lors de mes séances de kiné, là il était question de ne faire que du vélo, du vrai, et une fois partie il fallait aussi pouvoir revenir.
Mes craintes ont vite été balayées puisque dès le premier jour en ce bord de mer, j’ai posé ma béquille dans un coin et j’ai plus que profité de ces jours de vacances sans jamais la reprendre, gambadant, nageant, pédalant presque comme si de rien n’était. Une véritable bouffée d’air marin, une échappée hors du quotidien, une progression inimaginée mais tellement bénéfique.
- Abandonner les béquilles
Ces vacances auront été tellement source d’évasion que j’ai tout simplement mis ma béquille au placard en rentrant. Comme si j’avais eu besoin de ce moment hors, hors de mes habitudes, hors de mon chez moi, hors de mes séances de kiné pour respirer. J’ai fait plus de progrès en 10 jours et sans aucun suivi médical qu’en plusieurs mois. C’était peut être juste le moment ou juste un déclic, mais qu’importe le pourquoi pourvu qu’on ait les résultats.
Désormais, je n’utilise plus aucune aide pour marcher. Alors tout n’est pas toujours facile, il y a encore des jours avec et des jours sans, des fins de journées ou des matins moins glorieux où je boite un peu, des moments où je cherche avec désespoir un endroit où m’asseoir… Mais c’est tellement enthousiasmant, et gratifiant, de pouvoir simplement marcher. Toute seule. Juste marcher.
- Retourner à l’étranger
Autre progrès improbable, même pas imaginé d’ailleurs, j’ai pu passer quelques jours à l’étranger en cette rentrée. Quelques jours à l’étranger, en city-trip à Copenhague, qui supposait de prendre l’avion et de marcher, de beaucoup marcher. Mission non désirée et partiellement réussie puisque je n’ai pas eu besoin de me restreindre dans mes déplacements, quand même soutenue par une béquille de retour pour l’occasion. Je me suis écoutée, j’ai suivi mon rythme et profité de nombreuses pauses dans les cafés danois si chaleureux et tout s’est bien passé. Y compris l’avion qui a été plus difficile à gérer niveau phobie que niveau circulation sanguine, c’est pour dire !
- Reprendre le travail
Une avancée dans ma vie plus qu’importante, mon retour au travail a eu lieu il y a quelques semaines. Je rêvais de pouvoir reprendre une activité professionnelle mais jusqu’à présent mon état de santé global ne me le permettait pas. Trop de douleurs encore, trop de fatigue, trop de déplacements à faire, trop de séances de kiné et de balnéothérapie… Ma situation au travail a évolué très rapidement puisqu’en l’espace de quelques semaines j’ai été licenciée et j’ai retrouvé un poste.
Ce changement de décor et les progrès précédents ont permis cette reprise qui jusqu’à présent se passe sans encombre. Plus de détails à venir…