Perdre le contrôle

Vivre avec une algodystrophie, les premiers jours – chapitre 2

Pour lire le début de mon histoire, c’est ici.

C’est profondément ce qui me touche le plus dans ma situation actuelle, surtout que le besoin de contrôle fait vraiment partie de moi. L’algodystrophie chamboule tout et c’est difficile de l’accepter. En prendre conscience est déjà un premier pas vers cette acceptation je pense, mais n’empêche que ce sentiment d’être abandonnée par moi-même ne me quitte pas.

Go l’algo !

Vivre avec une algodystrophie, les premiers jours – chapitre 1

Pour lire le début de mon histoire, c’est ici.

Le verdict est tombé. J’ai donc une algodystrophie au pied droit. Ça ne fait que quelques jours que ce drôle de nom m’a été révélé mais j’en suis déjà à l’appeler «mon algo», petit surnom que je lui donne comme de nombreux autres malades, dans l’espoir de mieux l’apprivoiser.

J’ai beaucoup lu et questionné et j’ai déjà l’impression de tout savoir à son sujet et en même temps je réalise que c’est parce qu’on ne connait pas grand chose à cette pathologie que je crois maitriser le sujet si rapidement.

Le pied de Barbie

Comment l’algodystrophie est arrivée dans ma vie – chapitre 3

Pour relire le chapitre 2, c’est ici.

Progressivement, les douleurs s’installent. J’ai ce mauvais pressentiment que quelque chose ne va pas et je questionne beaucoup (trop ?) les deux infirmières qui se relaient tous les jours pour m’injecter un anti-coagulant, dans le cadre de la prévention des phlébites puisque je suis immobilisée.

Presque un mois après l’opération, mon pied est toujours gonflé, rouge et chaud, ma peau a l’air d’être du parchemin et j’ai un hématome douloureux sous la voute plantaire. A la vue de ces signes cliniques et surtout de mes réponses toujours identiques à la question « ça va aujourd’hui ? », à laquelle la phrase « j’ai mal, très mal » se succède inlassablement, une de mes infirmières commence à s’inquiéter.